Par Antoine Gounel · septembre 2026 · Temps de lecture : 14 min

Un prospect demande à ChatGPT quel fournisseur contacter. La réponse cite trois noms. Le vôtre n’y figure pas, et personne dans l’entreprise ne le sait. Le GEO (Generative Engine Optimization) commence par cette question simple : les IA vous citent-elles ? Voici notre méthode d’audit en cinq étapes, celle que nous appliquons à nos clients et à nous-mêmes, et que nous avons fini par automatiser dans notre logiciel, OpenGraphy App.

Illustration 3D de plusieurs fiches de contenu localisées, analysées à la loupe, avec des repères géographiques et un point d’interrogation
Trois assistants, trois réponses à la même question : l’audit GEO commence par mesurer où votre marque apparaît.

En bref

  • Le GEO (Generative Engine Optimization) vise à faire citer votre marque dans les réponses de ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude et des AI Overviews de Google.
  • Pew Research Center (juillet 2025) : les utilisateurs de Google cliquent sur un lien dans 8 % des visites quand un résumé IA s’affiche, contre 15 % sans résumé.
  • Un audit de visibilité IA tient en cinq étapes : requêtes de test, interrogation répétée des modèles, sources citées, leviers d’action, mesure mensuelle.
  • Les réponses des IA ne sont pas déterministes : une requête posée une seule fois ne prouve rien.
  • Le SEO reste le socle : ce qui n’est pas crawlable n’est pas citable.
  • OpenGraphy App automatise l’audit : requêtes de stress test générées par IA, interrogation de ChatGPT, Gemini, Claude et Perplexity, score de présence par requête et par modèle, concurrents, sources citées, recommandations et relance planifiée.

Pourquoi la visibilité IA devient un sujet de direction

Pendant vingt ans, la question posée au marketing tenait en une ligne : sommes-nous en première page de Google ? Elle ne suffit plus. Une partie des recherches commence dans une conversation avec ChatGPT, Gemini ou Perplexity, une autre s’arrête au résumé généré en haut de Google, sans clic. En B2B, un acheteur qui prépare une consultation peut obtenir d’un assistant une liste de fournisseurs sans jamais vous contacter.

Le Pew Research Center l’a mesuré le 22 juillet 2025 : quand un résumé IA (AI Overview) apparaît dans les résultats Google, les utilisateurs cliquent sur un lien dans 8 % des visites, contre 15 % sans résumé. La réponse est consommée sur place : y être cité devient l’objectif.

Le sujet entre aussi dans la commande publique : un organisme public fédéral belge a lancé en 2026 une consultation de marché pour un audit SEO et GEO de ses sites. Le GEO est entré dans les budgets, comme le SEO et l’UX avant lui, et il figure désormais dans nos missions de stratégie digitale au même titre que le référencement classique.

Pour un grand média belge de service public que nous accompagnons en SEO depuis 2022 et en GEO depuis 2023, la présence dans les réponses des IA figure désormais dans le rapport mensuel, à côté des positions Google. Voici ce protocole.

GEO (Generative Engine Optimization), AEO, SEO : de quoi parle-t-on exactement ?

Le GEO (Generative Engine Optimization) regroupe les actions qui visent à faire reprendre et citer votre marque dans les réponses générées par les moteurs IA. L’AEO (Answer Engine Optimization) vise les réponses directes : extraits optimisés de Google, assistants vocaux. LLMO est un terme voisin. Dans les briefs de nos clients, l’expression qui revient est « référencement IA » : elle recouvre les trois.

Le SEO reste le socle, car les moteurs IA lisent des index existants. La recherche de ChatGPT s’appuie notamment sur l’index de Bing et sur son crawler OAI-SearchBot, décrit dans la documentation OpenAI sur ses robots. Perplexity cite systématiquement ses sources. Les AI Overviews, le mode IA de Google et Gemini s’appuient sur l’index Google, comme l’explique la documentation Google sur les fonctionnalités IA de la recherche. Ce qui n’est pas crawlable n’est pas citable.

Autre différence : les réponses ne sont pas déterministes. Deux requêtes identiques, à quelques minutes d’intervalle, peuvent citer des marques différentes. Un test unique ne prouve rien ; la méthode repose sur la répétition.

Le GEO ne remplace donc pas le travail d’une agence SEO à Bruxelles ou ailleurs : il l’étend à de nouveaux lecteurs, les modèles, et à une nouvelle mesure, la citation.

Étape 1 : construire vos requêtes de stress test

Un audit de visibilité IA vaut ce que valent ses requêtes. Nous en construisons 30 à 50 par marque, réparties par intention, puis nous les figeons : ce sont elles qui seront rejouées chaque mois.

  • Découverte : « meilleure agence SEO à Bruxelles ».
  • Comparaison : « X ou Y pour … ».
  • Problème : « comment faire estimer un tableau ».
  • Locale : « … près de Namur ».
  • Marque : « avis sur [marque] ».
  • Conversationnelle : des requêtes longues, formulées comme on parle à un assistant, avec un contexte (« je dirige une PME à Liège, je cherche … »).

Deux sources alimentent la liste : les équipes commerciales, qui entendent les vraies questions des clients au téléphone et en rendez-vous, et la Search Console, dont les requêtes montrent sur quels sujets Google vous associe déjà à une réponse.

Erreur fréquente : ne tester que des requêtes contenant le nom de la marque. Elles flattent : presque toute entreprise est citée quand on demande un avis sur elle. Les requêtes sans marque apportent les clients, et révèlent l’invisibilité.

Pour gagner du temps, le générateur de stress tests d’OpenGraphy App propose une première liste de requêtes réalistes, classées par intention (commerciale, transactionnelle, informationnelle), à partir de la fiche de marque. Nous la complétons toujours avec les équipes commerciales : l’outil ne connaît pas les questions posées au téléphone.

Étape 2 : interroger les modèles et remplir la matrice d’audit de visibilité IA

Le protocole d’interrogation

Chaque requête est posée à chaque modèle : ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude, le mode IA de Google et les AI Overviews. Plusieurs fois, parce que les réponses varient. Depuis des sessions neutres : navigation privée, mémoire et historique désactivés, pas de compte qui connaît déjà votre marque, idéalement depuis la zone de vos clients.

Pour chaque réponse, nous consignons cinq informations : marque citée ou non, rang, sentiment (recommandée, mentionnée, critiquée), concurrents cités, domaines cités comme sources. Un tableur suffit : une ligne par requête, par modèle et par passage, avec la date et un extrait de la réponse.

Matrice d'audit de visibilité IA : présence de la marque par requête et par modèle
La matrice de présence : une ligne par modèle, une colonne par requête, quatre niveaux.

La grille de présence en quatre niveaux

NiveauCritère observéAction prioritaire
DominanteCitée en premier, de façon récurrente, avec un sentiment positif ou neutre.Défendre la position : fraîcheur des contenus, requêtes voisines.
CompétitiveCitée parmi d’autres, à un rang variable, sur la majorité des passages.Tableaux comparatifs, avis, présence dans les sources tierces citées.
FaibleCitée rarement, ou surtout sur les requêtes qui contiennent son nom.Une page de réponse par question, entités cohérentes.
InvisibleJamais citée, y compris quand les concurrents le sont.Vérifier l’accès technique (crawl, rendu), puis bâtir l’autorité tierce.


La situation diffère souvent d’un modèle à l’autre : une marque compétitive dans Perplexity peut être invisible dans Gemini, parce que les sources mobilisées ne sont pas les mêmes. D’où l’étape suivante.

C’est cette grille que nous avons codée dans OpenGraphy App : chaque requête y reçoit, pour chaque modèle, un niveau de présence, un rang, un sentiment et un score de difficulté, accompagnés d’une explication de l’écart (« pas de page dédiée avec études de cas locales », « absence des classements d’agences publiés par des tiers »). Le tableur reste possible ; l’outil évite surtout d’abandonner l’exercice au troisième mois.

Étape 3 : comprendre d’où viennent les réponses

L’étape que les audits superficiels oublient. Les sources citées sont souvent des tiers : annuaires, presse, comparatifs, Wikipédia, forums, avis Google. Rarement le site de la marque. Un modèle qui recommande trois prestataires s’appuie fréquemment sur un article « les meilleurs … en 2026 » publié par quelqu’un d’autre.

Extrayez tous les domaines cités, comptez-les, puis classez-les en trois familles : votre site, les sites concurrents, les sources tierces. Perplexity facilite l’exercice puisqu’il cite systématiquement ; la recherche de ChatGPT affiche ses liens ; les AI Overviews ont un panneau de sources.

Le « content gap », ou écart de contenu, se lit alors à deux niveaux. D’abord les sujets sur lesquels vos concurrents sont cités et pas vous : des pages à créer ou à renforcer. Ensuite les sources tierces où vous êtes absent : annuaires à intégrer, journalistes à rencontrer, comparatifs à solliciter. Ce second niveau est souvent le plus rentable : il agit sur ce que les modèles lisent déjà.

OpenGraphy App fait ce travail de dépouillement à chaque audit : liste des sources les plus citées par les modèles, concurrents détectés avec leur part de voix par modèle, leur sentiment, leurs forces, leurs faiblesses et les sujets qu’ils dominent, puis les écarts de contenu qui en découlent. Nous y revenons plus bas. L’outil accélère la collecte ; l’interprétation reste un travail de consultant.

Étape 4 : les cinq leviers pour être cité par ChatGPT, Gemini et Perplexity

L’audit dit où vous en êtes. Les actions reposent sur cinq leviers, à travailler en parallèle.

Contenu citable et sources tierces qui alimentent les réponses des IA
Le contenu citable doit exister sur votre site et dans les sources tierces que les IA lisent.

1. Un contenu citable

Un modèle cite ce qu’il peut extraire proprement. Placez une réponse directe sous chaque titre, avant les nuances. Donnez des définitions explicites, datez et sourcez vos chiffres, ajoutez des tableaux comparatifs et une FAQ sur les pages clés. Une page par question plutôt qu’une page fourre-tout.

2. Des entités cohérentes

Les modèles raisonnent en entités. Déclarez la vôtre avec des données structurées Organization et des liens sameAs vers votre fiche Google Business, votre page LinkedIn et, si c’est légitime, Wikidata. Vérifiez la cohérence du nom, de l’adresse et du téléphone partout. Rédigez une page « à propos » qui dit clairement qui vous êtes.

3. Une autorité tierce

Puisque les réponses s’appuient sur des tiers, il faut exister chez les tiers : relations presse, annuaires sectoriels, plateformes d’avis, interventions, études que d’autres reprennent. Levier le plus lent, le plus durable. Il ressemble au netlinking, à une différence près : la mention compte autant que le lien.

4. Un accès technique sans obstacle

Aucun levier ne fonctionne si les robots n’entrent pas. Ouvrez votre robots.txt aux crawlers de recherche des moteurs IA, servez un HTML complet côté serveur plutôt qu’une page vide remplie par JavaScript, soignez la vitesse, tenez vos sitemaps à jour. Notre checklist d’indexation dans les IA détaille ces points.

5. Fraîcheur et expertise

Trois gestes : dates visibles, auteur identifié, mises à jour régulières. Dans nos audits, les contenus datés, signés et entretenus ressortent plus souvent que les pages anonymes. Actualisez vos pages clés plutôt que d’en publier de nouvelles sur le même sujet.

Étape 5 : mesurer la part de voix dans les IA dans le temps

Un audit isolé est une photographie ; la valeur vient de la série. Nous relançons l’audit chaque mois, mêmes requêtes, même protocole, même nombre de passages, pour que les variations mesurées soient celles de la visibilité et non celles de la méthode.

L’indicateur central est la part de voix par modèle : la proportion de requêtes sur lesquelles votre marque est citée, pondérée ou non par le rang. Suivez aussi celle de vos concurrents : gagner deux points quand un concurrent en gagne dix est une mauvaise nouvelle.

Dans Google Analytics 4, créez un segment dédié au trafic référent des assistants : chatgpt.com, perplexity.ai, gemini.google.com, copilot.microsoft.com. Observez-le à part : il arrive avec une intention déjà formée. Une configuration propre de Google Analytics 4 est un prérequis.

Dans la Search Console, surveillez les impressions sur vos requêtes de marque : une mention dans une réponse IA peut déclencher une recherche Google sur votre nom. Tenez enfin un journal des actions menées, pour les relier aux variations de part de voix.

Automatiser l’audit de visibilité IA : ce que fait OpenGraphy App

Les cinq étapes tiennent dans un tableur pour une marque et un mois. Pour dix marques, six modèles et douze mois, elles n’y tiennent plus. C’est pour cela que nous avons construit OpenGraphy App, d’abord pour nos propres clients, aujourd’hui ouvert à toute équipe marketing. La plateforme couvre le sujet de bout en bout : de la fiche de marque à la mesure, en passant par la production des contenus qui comblent les écarts.

Étape de la méthodeDans OpenGraphy App
1. Requêtes de stress testGénération par IA de requêtes réalistes classées par intention, ajout de mots-clés suivis, stress tests planifiés (quotidien, hebdomadaire ou mensuel).
2. Interrogation et scoringAnalyse multi-modèles (ChatGPT, Gemini, Claude, Perplexity) : rang, présence Dominante, Compétitive, Faible ou Invisible, sentiment, score de difficulté et explication de l’écart pour chaque requête.
3. Sources et concurrentsSources les plus citées par les modèles, concurrents détectés avec part de voix par modèle, autorité de citation, sentiment, forces, faiblesses et sujets dominés, écarts de contenu.
4. LeviersRecommandations stratégiques et sujets prioritaires, génération d’articles, de visuels et de publications alignés sur la fiche de marque (brand DNA), envoi en brouillon WordPress ou LinkedIn.
5. MesureScore de visibilité sur 100 et historique des audits, données Search Console et Google Analytics 4 reliées, relance planifiée, accès depuis Claude via le connecteur MCP.


Un exemple sans complaisance : en avril 2026, nous avons passé notre propre marque au crible. Sur cinq requêtes génériques à forte intention commerciale (« agence seo bruxelles », « meilleure agence marketing digital pme », « tarif agence web belgique »), le verdict était « Faible » ou « Invisible », sans classement. L’outil pointait trois lacunes : autorité SEO locale, validation par des tiers (classements d’agences, presse), profondeur de contenu. La série d’articles dont celui-ci fait partie est une réponse à la troisième ; l’audit mensuel dira si elle porte.

Toutes ces fonctions sont aussi accessibles depuis une conversation Claude grâce au connecteur MCP que nous avons construit : lancer un audit, lire les requêtes gagnées et perdues, générer un contenu pour combler un écart, sans quitter la discussion.

Envie de voir votre propre matrice de présence ? Créez votre fiche de marque et lancez un premier audit dans OpenGraphy App.

Ce que cela change pour votre SEO

Rien de ce qui précède ne remplace le SEO. Le GEO s’y ajoute et en dépend : une page mal indexée ne sera citée par personne. Ce qui change, c’est l’objectif, le signal et la mesure.

DimensionSEOGEO
ObjectifApparaître dans les résultats et obtenir le clic.Être repris et cité dans la réponse générée, avec ou sans clic.
SignalPertinence, liens entrants, expérience de page.Citabilité du contenu, cohérence des entités, présence dans les sources tierces.
MesurePositions, impressions, clics (Search Console), sessions organiques (GA4).Part de voix par modèle, rang de citation, sentiment, trafic référent des assistants.


Nos accompagnements SEO et SEA intègrent désormais un volet GEO : requêtes de stress test construites avec les mêmes équipes que les mots-clés, matrice de présence présentée à côté des positions. Un audit SEO reste le point de départ : il vérifie que le socle technique permet aux robots, classiques et IA, de lire le site. Les organisations qui ont structuré leur usage de l’IA en interne savent déjà comment leurs clients interrogent les assistants.

Ce que nous retenons

  • Une requête testée une fois ne prouve rien : répétez et consignez.
  • Les requêtes sans nom de marque sont celles qui révèlent l’invisibilité.
  • Les réponses citent surtout des tiers : soyez présent dans les sources que les modèles lisent déjà.
  • Le socle technique passe avant la réécriture : un site fermé aux crawlers IA n’est jamais cité.
  • Mesurez chaque mois la part de voix par modèle et isolez le trafic des assistants dans GA4.
  • Automatisez la collecte (OpenGraphy App ou équivalent) pour tenir la série dans la durée ; gardez l’interprétation humaine.

Le GEO commence par un audit, pas par une réécriture de votre site

La tentation est de tout réécrire. La bonne première décision est de mesurer. Trente à cinquante requêtes, six modèles, plusieurs passages, une matrice de présence et la liste des sources citées : en quelques jours, vous savez si ChatGPT, Gemini et Perplexity citent votre marque, face à qui, et grâce à quels tiers. Le GEO (Generative Engine Optimization) se pilote ensuite comme le SEO : socle technique, contenus citables, autorité tierce, mesure mensuelle. Ceux qui commencent aujourd’hui disposeront d’une série de données que leurs concurrents n’auront pas.

Vous voulez savoir si les IA citent votre marque, et face à qui ? Lancez un premier audit dans OpenGraphy App, parlons-en, ou commencez par notre audit SEO gratuit, le socle de tout audit de visibilité IA.

FAQ : GEO et visibilité de votre marque dans les IA

Qu’est-ce que le GEO Generative Engine Optimization ?

Le GEO désigne l’optimisation d’une marque pour qu’elle soit reprise et citée dans les réponses générées par les moteurs IA : ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude et AI Overviews de Google. Il complète le SEO, qui vise le classement, et l’AEO, qui vise les réponses directes. Ses leviers principaux sont le contenu citable, les entités cohérentes, l’autorité tierce, l’accès technique et la fraîcheur des contenus.

Comment savoir si ChatGPT cite mon entreprise ?

Construisez 30 à 50 requêtes représentatives de vos clients, sans vous limiter à celles qui contiennent votre nom. Posez-les à ChatGPT plusieurs fois, depuis une session neutre, puis notez à chaque passage si votre marque est citée, à quel rang, avec quels concurrents et quelles sources. Un seul essai ne suffit pas, car les réponses varient. OpenGraphy App automatise cette collecte.

Le GEO remplace-t-il le SEO ?

Non. Les moteurs IA s’appuient sur des index existants : Bing et OAI-SearchBot pour la recherche de ChatGPT, l’index Google pour Gemini, les AI Overviews et le mode IA. Une page non indexée ne peut pas être citée. Le GEO ajoute au SEO un objectif, la citation, et de nouvelles mesures, comme la part de voix par modèle.

Combien de temps faut-il pour obtenir des résultats en GEO ?

Cela dépend du point de départ révélé par l’audit. Les corrections d’accès technique et la restructuration des pages en réponses directes peuvent produire les premiers effets. En revanche, l’autorité tierce, par exemple la presse, les annuaires ou les avis, se construit sur plusieurs mois. Comme les réponses des IA varient, seule une mesure mensuelle répétée permet de distinguer une tendance réelle d’une fluctuation.

Faut-il bloquer ou autoriser les crawlers IA sur son site ?

Il faut distinguer les robots de recherche, qui permettent aux assistants de trouver et de citer vos pages, des robots d’entraînement, qui collectent des contenus pour entraîner les modèles. Bloquer les premiers, comme OAI-SearchBot, peut rendre votre site invisible dans les réponses. Pour les seconds, il s’agit d’une décision éditoriale. Vérifiez donc qu’une règle générique de votre robots.txt ne bloque pas tout par accident.

Existe-t-il un outil pour mesurer la visibilité de ma marque dans les IA ?

Oui. OpenGraphy App génère des requêtes de stress test, interroge ChatGPT, Gemini, Claude et Perplexity, attribue à chaque requête un niveau de présence, un rang et un sentiment, puis identifie les concurrents et les sources citées. L’outil recommande ensuite des actions et produit des contenus alignés sur votre marque. Les audits se relancent à intervalle planifié pour suivre la part de voix dans le temps.


À propos de l’auteur. Antoine Gounel est le fondateur et CEO d’OpenGraphy, agence digitale bruxelloise créée en 2010. Premier site référencé en 2000, pionnier de l’achat de mots-clés en Europe chez Kelkoo (2003-2006), il accompagne aujourd’hui des médias, des institutions européennes et des maisons de ventes sur le SEO, le GEO, le paid media et l’intégration de l’IA en entreprise.